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  • "Le pouvoir": journée interdisciplinaire à l'université Bordeaux 3

    Vous êtes doctorant/e? Vous vous sentez capable de disserter et de réfléchir sur la notion du "pouvoir" du point de vue de votre champ de recherche? Alors sortez de l'ombre et répondez à l'appel à contribution des doctorants du Groupe interdisciplinaire de l'Université Michel de Montaigne - Bordeaux 3, appel dont l'argumentaire est repris ci-dessous:

    Appel à contribution – Journée interdisciplinaire « Le pouvoir »

    En partant d’une interrogation sur la nature, sur l’intensité comme sur l’évolution des formes de pouvoir, cette journée d’études a pour vocation de regrouper des doctorants de Lettres, d’Arts, de Sciences Humaines et Sociales ainsi que d’autres disciplines pour bâtir une journée d’études interdisciplinaire le 14 avril 2011.

    La relative désillusion portant aujourd’hui, jusque dans les sociétés dites démocratiques, sur le fonctionnement de la séparation des pouvoirs (laquelle tend à être plus verticale, autrement dit territoriale et géographique, qu’horizontale, c’est-à-dire entre instances indépendantes, constitutionnellement parallèles), le doute quant à l’existence de réels contre-pouvoirs (le « quatrième pouvoir », médiatique, et même le « cinquième pouvoir », internet, remplissent-ils vraiment une telle fonction dès lors qu’ils interagissent essentiellement avec des individus caractérisés par la séparation qui paradoxalement les unit?), enfin peut-être la question posée par le pouvoir politique à la recherche, sommée de rendre compte de son utilité, peuvent nous amener, en tant que chercheurs en Lettres, Arts et SHS, à nous interroger plus que jamais sur le rapport de nos travaux et de nos disciplines aux pouvoirs pluriels, tant politiques qu’économiques, qui régissent une Terre mondialisée et libéralisée.

    En un temps de recul et/ou de transfert (décentralisation, dérégulation, logiques transnationales) des pouvoirs de l’Etat, classique dépositaire moderne de la « violence légitime » selon Max Weber, qui devient souverain ? Qui agit (ou prétend agir) pour l’intérêt général et assure justice et liberté ? De nouvelles rhétoriques remplacent-elles la forme moderne de l’Etat ou la disparition de celui-ci laisse-t-elle place à un « vide du pouvoir » ? Pour reprendre la question de Pascal, donne-t-on force au droit ou droit à la force ?

    Les communications pourront porter entre autres sur les axes suivants :

    •  la métamorphose du ou des pouvoirs. Les nouveaux visages du pouvoir. De l’évolution des formes traditionnelles du pouvoir (éxécutif, législatif et judiciaire) vers de nouvelles distinctions : le pouvoir médiatique, le pouvoir de l’opinion, le pouvoir narratif (du « Pouvoir des Fables » de La Fontaine au « telling stories »). Biopouvoir de Foucault et Agamben, soft power, etc.
    • l’existence de contre-pouvoirs : internet par exemple comme contre-pouvoir ou comme simple tableau de l’opinion, comme image d’un contre-pouvoir organisée par le pouvoir lui-même ?
    • Artistes, écrivains, penseurs du pouvoir, hier et aujourd’hui, qu’ils présentent une pensée susceptible de rendre compte du pouvoir ou qu’ils proposent des pouvoirs alternatifs.
    •  Quelle place accorder aux mots et à leur « pouvoir » ? Les mots se donnent-ils à entendre comme des outils, des peintures ou des arguments ? Le contrôle par la parole et le langage est-il possible ou utopique ?
    •  Les AIE, Appareils Idéologiques d'Etat, et les formations discursives invitent-elles à revisiter nos rapports sociaux ? (Louis Althusser, Michel Pêcheux, etc.)
    •  Le pouvoir de l'enseignement et des sciences et techniques.

    Les propositions de communication, dont nous encourageons la forme plurielle (travail à deux), devront être envoyées avant le 21 mars aux organisateurs :

    christelle.rouet-delarue@u-bordeaux3.fr

    bertrand.guest@u-bordeaux3.fr